Artiste indisciplinée

Crédit photo Véronique Boncompagni

 

Créer du lien

avec soi,

avec les autres, 

avec l’espace autour de soi.

 

Démarche

Camille Havas est une artiste qui tisse arts visuels et arts vivants. Le chemin qui l’a menée à la pratique des arts est celui du cirque, marginal et indiscipliné. Née en France, mais originaire aussi de Hongrie, son histoire familiale marquée par la perte et la rupture lui donne l’élan de s’intéresser au sentiment de continuité et au lien, qu’il soit intime, social ou lien avec le vivant. 

Comme acte de résistance au productivisme du monde matérialiste, elle privilégie les projets qui se déroulent sur un temps long – issus de procédés lents comme le développement argentique, la marche, la co-création ou le tissage de liens entre humains – ou qui s’apparentent à un temps lointain – procédés anciens ou faits-mains, à petite échelle, récits de souvenirs, pratique de folklore et de rituels rassembleurs. Par le livre d’artiste, la performance, le théâtre, la photographie, la vidéo, l’installation ou le cirque somatique, elle explore différentes manières d’être en lien et de revisiter sa propre réalité suite à la découverte de celle d’un autre.

Le fil rouge entre ses projets est l’envie de transmettre non pas les faits des expériences, mais de faire vivre une partie des sensations de l’expérience au public, une immersion dans une perspective du corps vécu. La subjectivité est mise au centre de l’expérience comme voie d’accès à l’universalité. 

Son travail invite à reconsidérer notre rapport au vivant afin de retrouver la place qui est la nôtre : imbriquée dans un tissage pérenne dans toute la complexité du monde.

 

Biographie

 

Camille Havas est une artiste pluridisciplinaire. Hongroise par son père, elle grandit en France et pratique le cirque depuis l’âge de 15 ans. Elle se forme d’abord comme ingénieure en informatique à EPITECH Paris, puis se spécialise en intelligence artificielle à l’UQAM, avant de se tourner vers la photographie à l’École Nationale Supérieure d’Arles. Elle immigre au Québec en 2014.

Avec Mon père ce Hongrois, livre d’artiste illustré de photographies argentiques de racines d’arbres, elle amorce officiellement sa pratique artistique et est finaliste au prix Expozine en 2015. Auteure de plusieurs micro-éditions — carnets de voyage, écrits kinesthésiques, recueils poétiques — elle publie également un chapitre dans l’ouvrage collectif Émersivité d’un corps en alerte (éd. L’Harmattan, 2020). 

En 2018 dans la galerie de l’Université du Québec en Outaouais, elle tisse pour la première fois un lien entre arts visuels et vivants avec l’installation-performance Interoception, traduisant son livre Plonger dans la marche en une expérience immersive. Son court métrage vidéo-performance Lignine (2021), issu d’une recherche en cirque somatique, est sélectionné au Circus International Film Fest en 2023.

Elle cofonde en 2018 le collectif Feuille déchirée, dont le spectacle Avant que la dernière feuille ne tombe est soutenu par le CALQ et le Conseil des arts de Montréal. En 2024, elle participe au Groupe de travail sur le livre d’artiste mené par Emmanuelle Jacques, grâce auquel le collectif réalise Le livre de nos grands-mères, un livre d’artiste participatif conçu comme le prolongement de leur spectacle. Tous deux sont présentés au Théâtre aux Écuries en 2024. Le livre d’artiste est exposé à la galerie Arprim en janvier-février 2026.

Depuis 2021, elle participe, en tant que vidéaste-artiste, à animer des ateliers d’art auprès de personnes aphasiques grâce à des bourses de médiation culturelle de la Ville de Montréal.

N’hésitez pas à me contacter pour toute question ou juste comme ça 🙂

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